esquisse barrée

Going further. Beyond.
Un solo de nuit bien angoissé, blanchi au silence du banni. Noir d'ennui. Jeu, choc et déclinaison des contradictions. On s'en tirera quittes pour une bonne migraine. Et quand l'heure des comptes aura sonné, j'apprendrai à ne plus me dévaster. A tenir la main invisible que je voulais tendue trop tôt. La page. Rayée d'échecs. Un compte-rendu brouillé, tout en négativité. Et le règne de pas envie qui revient nous ronger. Pas de spirales dans l'action, mais toujours les mêmes dégoûts pour ternir le jour. Trop de sonorités incomplètes viennent se reformer. Le cycle a commencé.
Les mots sont lourds de sens inexprimés. De possibles effacés. De fictions émerveillées que rien ne peut dissiper. Et rien ne manque à interpréter. Un sourire mi-esquissé. Des rêves en(em)buée(és). L'évasion qu'on peut toucher et s'offrir à boire en dépassant la nuit et son angoissante compagnie. On se fait tort d'analyser le jaillissement de l'ému écorché. Une telle passion pour le voile déchiré. La rupture à exploiter. Tout s'inspire et se crée.
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# Posté le vendredi 20 novembre 2009 21:44

God was so cruel

Panic attacks. When they get worse and worse, there's nothing you can do but sit and wait. Wait for the day to come again. Wait for that glass to empty at last.
The nauseating idea of losing time becomes cancer by stages. That's killing me. And no tiny tainted word is powerful enough to destroy the pain that's deep inside.
I see their face. Huge shadows. Scary scenarios. Nightmares come true. Such a strong impression. Bits of a real world which seems so far. I can feel the voice of Fantasy. No control over the wound oozing clear wine of Melancholy. The best times have flown away. Getting back to Ancient Lands was a cruel necessity.
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# Posté le vendredi 13 novembre 2009 20:08

Aveu

C'est un poison lent. Une entrave à la rationalité. Une envie folle, difficilement contrôlée. Une angoisse qu'on aimerait oublier.
L'élan se blesse. Trop souvent réprimé. Il empire. Renaît de ses cendres. Génère la souffrance. Torture morale. Entorse à la réalité. Oui, je te rêve. Je te vois à moi. Tout le temps. L'attirance s'est trouvé un lieu à vénérer. Mon état s'aggrave. Je sais qu'il n'y a rien. Rien à attendre. Mais l'envie est là. Nuit et jour, je ne peux y échapper. Elle me suit. Me tue. Me ronge de l'intérieur. Elle m'empêche d'avancer. Je n'ai qu'un fake fantasmé auquel me raccrocher. La solitude empesée à collectionner. Alors la prison enferme mes visions. Air comprimé. Corset serré. Rien à donner. Je veux plus. Je vais feinter. Etre déçue. Me faire baffer. Revenir à la réalité. Et chialer.
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# Posté le mercredi 28 octobre 2009 19:09

Aimer à passion.

On a jeté un voile sur la nuit. Le vague à l'âme au fil d'un accord parfait. J'aime ces lignes entremêlées. La splendeur adagio, comme pour mieux la capturer. Ne rien laisser filer. Dessiner l'émotion cassée. Le frisson d'un instant décoloré. Les mots ne viennent plus. Pâles, impuissants. Stupéfaits. Ils ont perdu l'essence du rêvé. Reste juste un souffle pour penser l'inexprimé. L'inspiration sacrée. Un bout de génie qui vient du néant, qui va au néant. Un monde sublime que l'on sent exister. La bulle d'éternité dérangée. Hors ressenti, plus de parfait. Rien d'intellectualisé. La sphère de l'émotion pure qui me laisse démunie. Seule face à tant d'ardents sanglots dépassés. Eternisés. Un ressenti brûlant, sans cesse renouvelé. Diffusé. Recréé. L'éternité humaine, de chaleur et d'actualité. Un monde où rien ne s'impose. Où l'émotion est en tous pour mieux donner. Un monde où la faiblesse n'est pas cachée. Les peurs belles à crever. Les errances, sentiers d'Humanité.


La passion qui mord. Violence et pulsions. Nuit et jour. La lutte sans merci. Traque et fuite désespérée. Combat particulier. L'Etat de Folie qui prend son siège dans le pavillon angoisses d'été. L'envie qui ronge. Et gagne du terrain. Des soupirs exaltés qui n'en peuvent plus d'espérer. La peau usée jusqu'au plaisir. Ténèbre éclairée. Implosion calculée. Nocturnes céphalées. Suis shootée au mal de vivre.
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# Posté le mardi 27 octobre 2009 21:06

pensées perdues

Oh God. How could i feel better? Treasures are not meant to be alive. As well as i'm not meant to see 'em true. And what if it was just a matter of independance? I wanted to hate you. I swear i tried hard, but can i charge you with my mistakes? You know i'd love to. But i've lost enough. No more time for that kind of war. No more will to give to your final victory.
But that's huge. You're the artist. The one i get close to when i need to dream again. Lost notes may be found somewhere else.

J'essaie de gérer, tu vois. D'être brève et de m'éloigner du soupir post-adolescent d'une romantique invétérée. Car ce qu'il reste à donner est invisible. C'est un voile de nuit qu'il me tarde d'imploser.
Il y a ce génie très haut. La peur irrationnelle de l'enfance. Un malaise qui rôde. Et pourtant. L'antre habité. Le fantasme balayé. L'inquiétude enneigée qui s'empale sur un sommet brûlé. C'est beau à crever. L'éternité borderline qui s'incarne dans un move désordonné. Trop d'aspirations à l'Ennui. Fait froid sans nos gouttes de parfait. L'essence capturée sans cesse évanescente évadée. Choeurs de cordes à chialer. La brume a du plaisir à donner. Une sensation étrange. Le mal glacé qui pense à se manifester. Il grandit avec ces notes superbes de l'avoir capté. Insoutenable assourdissement. Les étages se laissent tomber. Mon pan de ciel crevé. Lancinante mélodie. Cauchemardesque d'insistance. L'angoisse qui va crescendo sur les ondes glissantes d'un torrent de mal-être enfermé. La pudeur de l'instant. Les mots griffonnés. L'émotion qui prend à la gorge. Nos cadres familiers soudain désenchantés. La nuit, fascinante, maléfique et envoûtante. Timide arrivée. Souvenirs brouillés de contes de fées. Déchirés. L'histoire finissait mal, j'avais oublié. Toujours la même. Elle revient me hanter. Enfantine et pourtant terrorisée. Elle s'éteint, vite relayée par l'étreinte d'un soupir qui va crescendo. Un soupir qui envahit peu à peu l'être dévasté. Face au miroir brisé des occasions ratées. Total laisser-aller. Pas de plume à caresser. Juste cette allure de lointain qui revient avec le goût amer du paradis perdu. Intrigant. Inhabité. Intensité et vibrations. Octaves déchirantes. Un soliste qui reprend, laminé par sa partie sanglots. Son rôle l'habite. Il devient le murmure plaintif qui fait peur à rêver. Une voix qui s'éteint sans relais. La pluie s'invite dans l'oeuvre brillante. Brève inachevée.

la musique...le grand frisson...c'est plus vrai quand rien n'existe autour. Quand la nuit accompagne un délire transposé. Un rien d'été au Plus Que Parfait, la création qui n'en finit jamais. Intense et sans cesse renouvelée. Cartons plumes et papiers. Des plaisirs déchirés. Mal à vomir. Hypnotisme. Spirale de l'oubli. Une dimension inexplorée.

Une harmonie qui dit plus, qui dit mieux que des paroles. Ce qu'il y a de plus cher, de plus intense, tout droit sorti d'un Enfer névrosé. D'un ouragan interné. L'horreur, l'effroi qui grouillent en un être, magnifiés. L'animal dépassé. L'énergie sublime vient tout emporter. C'est peut-être un cri déchirant. Une douleur lancinante. Un besoin urgent. Un trop-plein de vie à reformer. Mystérification du processus de création. Un mal volontaire et tellement jouissif qu'il se met à genoux pour kiffer. Une décharge. Puissante à crever. L'électricité. La lumière qui se fait. Pas à pas. Matière de rêve à épuiser. Des filaments à renouer. Le lien qu'il faut tisser. Quelques secondes d'éternité qui regardent en nous-mêmes. Des instants meurtriers. Tout explose à l'intérieur. La fêlure. On y est. Le mal propagé. Emotion diffus(é)e. Contamination sans possible remède. Il faudrait capter l'essence d'un soupir fugitif. D'un silence prolongé. Rationaliser serait perdre le fil de l'angoisse éveillée. L'angoisse qui fait du bien à sentir sans intellectualiser. Pas de connection avec la réalité. Juste une perception intensifiée. La tension maximisée.
Enfin c'est terminé. Le monde autour revient. Mais quelque chose a changé. La fêlure. Pas rêvée. Bien présente. Garante d'une bouffée d'étoile. Le lointain à tort imagé. Car le coeur du génie est chaud pour une éternité de sentiments partagés.
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# Posté le samedi 24 octobre 2009 21:44

Modifié le mardi 27 octobre 2009 21:08